Dire que l’on revient et ne pas revenir
Choisir l’échec, délibérément
Arriver toujours en retard – n’avoir jamais le temps
Se promener au bord de l’eau
Etre ironique sur ce qu’on fait – dilettante et désinvolte – ne pas se prendre au sérieux
Rire quand on entend « sentiment », « amour », etc.
Regretter une ou des époques passées – se coincer soi-même au piège de la nostalgie
Prévoir ses vacances plusieurs mois à l’avance – les attendre avec impatience – ne plus penser qu’à ça
Dans le même genre, à une autre échelle, croire au paradis
Aller trop vite – prendre ses jambes à son cou – mettre la charrue avant les bœufs
Dire sans cesse qu’on va fuir – qu’on va partir – et ne jamais le faire
Abandonner ses enfants
Dire que l’on n’a pas d’ambition – et réellement ne pas en avoir
Cultiver des plaisirs divers, hétéroclites et bien extérieurs à son activité professionnelle
Observer les autres – jusqu’à s’oublier soi-même
Faire son sac – le refaire et le refaire jusqu’à ce qu’il soit le plus petit possible
Lire les ouvrages de vie pratique aux toilettes, du type « comment être heureux », « les petits plaisirs quotidiens » - en rire…
Quelques-unes de vos propositions qui me sont arrivées par email :
Avoir plusieurs raisons trop solides ou un alibi parfait pour ne pas faire ce qu’on n’aurait pas envie de faire de toute façon.
Vivre dans l’instant sans penser à l’avenir. Suivre ses sentiments. Ne jamais les suivre.
Refuser de mettre des mots sur ce qu’on vit. Au contraire tout décrire minutieusement, pour tout objectiver et se placer en témoin.
Prendre plein d’engagements qu’on ne pourra pas tous tenir.
Citer les prescriptions de penseurs célèbres, d’autres religions au lieu d’assumer ses propres choix.
Refuser de justifier ses choix.
Etre anarchiste ou gauchiste ou avoir d’autres idéaux extrêmes, avoir un projet impossible, comme cela on n’est pas obligé de les appliquer. Attendre la révolution. Au contraire se prétendre réaliste et dire que le monde ne peut être changé.
Négliger ou nier le pouvoir de nos actions sur le monde.
Apprécier le raffinement : le vin, la nourriture, le confort, le cinéma. Savoir apprécier plutôt que savoir faire.
Considérer que tout ce qu’on fait doit être fait, et qu’il ne reste donc aucun choix, qu’on ne peut rien changer
Dormir
Rêver
Au téléphone, raccrocher au nez de quelqu’un
Dire "non"
Dire "oui"
Faire une théorie extensive de la fuite ou alors énumérer 1500 façons de fuir ???
Cette liste est ouverte et attend vos contributions… L’objectif est d’arriver à 1500 propositions !
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